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Changement climatique — Qui sont les plus vulnérables? Pourquoi?

Changement climatique — Qui sont les plus vulnérables? Pourquoi?

- 30 mars 2020

Daniel Jubas-Malz détient une maîtrise en santé publique obtenue récemment de la Dalla Lana School of Public Health, et Melissa Perri est doctorante du programme de santé publique de la Dalla Lana School of Public Health. Les deux s’intéressent de près au changement climatique et à la vulnérabilité. Les deux ont contribué à la rédaction du document intitulé Climate change and health equity: Newcomers, women, and youth, qui a été produit en anglais par la Greenbelt Foundation et l’Alliance for Healthier Communities [1].

Dans ce billet de blogue rédigé par des étudiants à l’invitation du CCNDS, Daniel Jubas-Malz et Melissa Perri examinent la vulnérabilité au changement climatique, en faisant état de certaines des limites de la littérature sur le changement climatique.


 

Définition des principaux termes associés à la vulnérabilité au changement climatique

Le changement climatique fait référence aux phénomènes météorologiques fréquents et intenses, aux tendances observées dans les variations de température et aux inondations qui peuvent tous influencer indirectement la santé des individus et des collectivités [2]. L’Organisation mondiale de la Santé rapporte que le changement climatique entraînera près de 250 000 décès supplémentaires par an et coûtera annuellement des milliards de dollars au système de santé entre 2030 et 2050 [2,3].

La vulnérabilité concerne la capacité d’une personne ou d’une population d’affronter les effets dommageables d’un changement climatique. Elle est fonction d’une exposition, d’une sensibilité et de la capacité d’adaptation [3,4].

L’exposition veut dire exactement ce que le mot évoque : une personne ou un groupe s’exposant à des facteurs de stress [4], par exemple, une journée très chaude ou un orage violent.

La sensibilité concerne ce qui peut prédisposer une personne ou un groupe aux facteurs de stress [5]. Par exemple, étant donné que l’organisme des aînés et des individus ayant des antécédents médicaux peut être affaibli, il peut, par le fait même, être moins sensible à la chaleur et produire moins de sueur, ce qui accentue chez ces personnes les effets d’une exposition à des températures élevées.

La capacité d’adaptation désigne la capacité d’un individu ou d’un groupe à réagir adéquatement aux facteurs de stress et aux effets du stress et à en minimiser les conséquences négatives pour la santé [5]. Par exemple, les agriculteurs risquent de voir le rendement de leur récolte diminuer en raison des variations climatiques. Leur capacité de changer leurs pratiques (p. ex. en diversifiant leur culture) témoigne de leur capacité d’adaptation au climat changeant.

L’intersectionnalité désigne un concept ayant gagné en popularité dans les théories féministes modernes, et en santé publique et dans la lutte contre le racisme6. Kathy Davis souligne que l’intersectionnalité fait référence à l’interaction entre le genre, la race et d’autres catégories de différences dans le mode de vie des individus, les pratiques sociales, les arrangements institutionnels et les idéologies culturelles, de même que les résultats de ces interactions sur la dynamique du pouvoir [7(p68)].

Ressources connexes


Qui est vulnérable aux effets du changement climatique sur la santé? Pourquoi?

Bien que les événements associés au changement climatique aient une incidence sur la population en général, ce sont les groupes marginalisés partout dans le monde qui en ressentent le plus les effets [11]. Les facteurs structurels, tels que la répartition du revenu, la pauvreté, les conditions de vie inadéquate, le racisme et la discrimination fondée sur le genre, conduisent aux iniquités de santé liées au climat dans des groupes de population donnés [12,13]. Demander aux gens d’entrer et de rester dans des endroits climatisés, par exemple, est une mesure d’adaptation souvent employée pour diminuer le plus possible les maladies associées aux élévations de température [14].

Cela dit, les populations résidant dans des quartiers à faible revenu ou celles n’ayant pas les moyens de se procurer un conditionneur d’air ne peuvent pas autant utiliser cette stratégie d’adaptation – ce qui accroît du coup leur vulnérabilité aux maladies liées à la chaleur. Qui plus est, si l’appareil de climatisation est alimenté par un combustible fossile, cette stratégie à court terme contribue en fait au réchauffement en raison de l’augmentation des gaz à effet de serre.

Durant nos études doctorales et notre participation à l’élaboration du document intitulé Climate change and health equity: Newcomers, women, and youth, nous avons appris à connaître la littérature sur le changement climatique et à comprendre que la vulnérabilité d’un groupe au changement climatique dépend d’une combinaison de facteurs qui font accroître le risque ou qui servent à protéger des effets du changement climatique.

Dans la littérature, les groupes suivants ressortent souvent comme étant les plus vulnérables :

  • les aînés;
  • les jeunes;
  • les populations ayant un faible statut socioéconomique;
  • les personnes ayant des antécédents médicaux;
  • les populations vivant dans les régions du nord;
  • les populations autochtones;
  • les populations habitant la côte;
  • la population active;
  • les populations isolées ou rurales;
  • les populations urbaines;
  • les individus vivant de l’agriculture;
  • les personnes racisées (ou racialisées);
  • les individus vulnérables en raison de leurs différences de genre ou de sexe;
  • les nouveaux arrivants;
  • les populations défavorisées.

Notre blogue ne consistait pas à analyser ce qui entraîne la vulnérabilité dans chaque groupe de population susceptible de subir les effets du changement climatique. Nous cherchions plutôt à analyser ce qui se dégage de la littérature au sujet du lien entre la vulnérabilité et le fait d’être Autochtone, entre la vulnérabilité et le genre et le sexe, et entre la vulnérabilité et les antécédents médicaux. Nous avons noté que l’étude d’un seul facteur sans tenir compte des autres présente des limites. Par conséquent, nous avons aussi considéré la relation entre la vulnérabilité et quelques aspects de ces trois dimensions chez une seule personne.

Aperçu de ce qui se dégage de la littérature au sujet du lien entre les populations autochtones et le changement climatique :

Selon Donatuto et ses collègues, le changement climatique constitue sans doute l’une des menaces les plus dommageables pour la santé et le mieux-être des populations autochtones [15(p365)]. Ces populations vivent déjà des iniquités structurelles liées à la race, au revenu, à l’éducation et à l’emploi [16]. Les changements environnementaux ont des effets sur les activités axées sur le milieu naturel qui sont essentielles au moyen de subsistance de certains peuples autochtones (p. ex. options de déplacement [17]) et sur les facteurs de protection contre les effets du climat (p. ex. liens culturels [18]). En outre, les changements dans les variations saisonnières modifient la distribution et les habitudes migratoires des espèces chassées par les gens de certaines communautés autochtones pour se nourrir [19,20].

Aperçu de ce qui se dégage de la littérature au sujet du lien entre le genre et le sexe et le changement climatique :

Le genre et le sexe influencent les effets du changement climatique, en partie en raison des attentes et des rôles associés au genre dans les pays occidentaux [21,22]. Les études montrent que le revenu a un lien avec la vulnérabilité des femmes, tandis que l’emploi tend à rendre les hommes plus vulnérables [23].

Les normes associées au genre – conjuguées aux facteurs telle la discrimination fondée sur le genre dans l’emploi – ont souvent une incidence sur la stabilité du revenu des femmes [24,21]. En outre, un revenu moindre et une moins grande stabilité de revenu risquent de limiter l’accès à un logement adéquat, à des aliments sains et à l’air conditionné pour les femmes [24,21].

On observe une surreprésentation des hommes dans les métiers manuels, par exemple dans les secteurs de la construction, des mines et de la lutte contre les incendies [25,26]. La vulnérabilité des hommes risque d’augmenter parce que ce genre de métiers accroît du même coup leur exposition aux effets liés au climat (p. ex. températures extrêmes).

Aperçu de ce qui se dégage de la littérature au sujet du lien entre les individus ayant des antécédents médicaux et le changement climatique :

Les personnes ayant des antécédents médicaux doivent déjà composer avec l’affaiblissement de leur organisme, ce qui les rend plus sensibles aux changements dans l’environnement. Logiquement, les effets pour la santé vont varier en fonction des complications de santé. Par exemple, une personne qui souffre déjà d’asthme ou d’une autre maladie respiratoire risque d’être plus sensible aux températures extrêmes et de voir ses symptômes s’aggraver. Les événements liés au changement climatique risquent d’exacerber certains antécédents médicaux ou de faire apparaître de nouvelles maladies [27,28].

Observations : Qu’arrive-t-il si une personne déclare vivre les trois situations présentées ci-dessus en même temps

Maintenant, les choses se compliquent si nous tentons d’examiner tous les facteurs en même temps et la vulnérabilité au changement climatique. Considérons par exemple la vulnérabilité d’un homme autochtone ayant des antécédents médicaux.

On sait que les hommes risquent davantage de s’exposer aux effets du changement climatique au travail. On sait aussi que certains hommes autochtones font de la chasse de subsistance, ce qui accroît aussi leur exposition aux températures extrêmes et à d’autres facteurs environnementaux. Si ces hommes avaient aussi des antécédents médicaux, comme une maladie respiratoire, ils s’exposeraient non seulement aux effets des températures extrêmes, mais ils courraient aussi un plus grand risque d’exacerber leurs problèmes de santé ou d’en créer de nouveaux. Plus le changement climatique bouleversera les habitudes et les parcours migratoires des animaux, plus ces hommes risqueront d’avoir de la difficulté à avoir accès aux sources de nourriture traditionnelles et de poursuivre leurs autres pratiques ancestrales.

Nous reconnaissons que la brève analyse ci-dessous présente plusieurs failles, parce que nous n’avons pas tenu compte de nombreux autres facteurs ayant une influence sur l’énergie, la résilience et la vulnérabilité d’une personne. Les lacunes de notre exemple font ressortir les lacunes de la littérature sur le changement climatique qui a servi à l’analyse ci-dessus.

Limites de la littérature sur la vulnérabilité au changement climatique

En décortiquant la littérature qui traite du climat, nous avons remarqué deux tendances intéressantes :

En premier lieu, il en ressort qu’on parle souvent de groupes en termes de victimes qui subissent les effets du changement climatique, plutôt que de voix et de partenaires essentiels dans les efforts d’adaptation [29].

Nous avons ensuite noté qu’on étudie les populations ou les groupes en fonction d’un seul facteur de vulnérabilité précis – ou de quelques-uns. Comme d’autres l’ont souligné [6,30], les chercheurs ne se penchent pas souvent sur des facteurs multiples qui s’entrecroisent dans des systèmes complexes. Par exemple, dans l’exemple que nous avons présenté ci-dessus, nous citons plusieurs textes sur les populations autochtones, sur les personnes vulnérables en raison de leur sexe ou de leur genre et les personnes ayant des antécédents médicaux.

Il y a cependant moins de travaux de recherche sur le cas d’un homme autochtone concerné par de multiples autres facteurs qui ont une incidence sur son énergie et sa vulnérabilité. Dans leurs propos au sujet des travaux scientifiques sur le climat et la santé des Autochtones, Parkes, de Leeuw et Greenwood [30] signalent qu’il serait possible d’améliorer la façon de mener des recherches sur le climat en appliquant notamment les principes d’intersectionnalité dans les méthodes de recherche et l’analyse des données.

Si les chercheurs et les praticiens devaient considérer des facteurs multiples qui s’entrecroisent, et tenir compte des atouts de la collectivité, leur travail se révélerait sans doute bien plus utile pour les praticiens et les responsables des politiques de la santé publique qui ont la charge d’élaborer des plans d’adaptation au changement climatique.

Ressources connexes


Considérations relativement à l’avenir

Le changement climatique est une question très complexe, une question qui exige la mobilisation des efforts de différents secteurs, dont celui de la santé. Les chercheurs, les praticiens et les responsables de l’élaboration des politiques dans le domaine de la santé publique ont une occasion unique d’explorer les facteurs qui s’entrecroisent et qui influencent à la fois l’énergie et la vulnérabilité. Les acteurs de la santé publique sont également bien placés pour s’engager auprès des collectivités et adapter les programmes, les pratiques et les politiques au changement climatique. Bien que cela puisse sembler insurmontable, nous avons les ressources, la détermination et les atouts dans les collectivités et nous avons confiance de voir nos efforts porter leurs fruits. Oui, le climat change – mais nous pouvons changer nous aussi.

Un grand merci à Chris Buse, Ph. D., et à Pemma Muzumdar pour leurs conseils et leur soutien lors de l’élaboration des premières versions.

 

Photo : Jeremy Goldberg

 

 

Références bibliographiques

[1] Macdonald, C., Perri, M., Jubas-Malz, D. et K. Mulligan. (S.d.). Climate change and health equity: Newcomers, women, and youth [Internet]. Toronto (ON) : Greenbelt [cité le 14 janvier 2020], 18 p. Récupéré de (en anglais) https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/greenbelt/pages/12205/attachments/original/1571232617/Climate_Change_and_Health_Equity_report_-_FINAL_v2.pdf?1571232617 (en anglais)

[2] Organisation mondiale de la Santé. (c2020). Changement climatique et santé [Internet]. Genève : OMS [cité le 23 janvier 2020], [environ 10 écrans]. Récupéré de https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/climate-change-and-health

[3] Limaye V. (2019). Bitter pill: the high health costs of climate change [Internet]. États-Unis : Natural Resources Defense Council [cité le 23 janvier 2020], 7 p. Récupéré de https://www.nrdc.org/sites/default/files/bitter-pill-high-costs-climate-change-fs.pdf (en anglais)

[4] GlobalChange.gov. (S.d.). A framework for understanding vulnerability: climate and health assessment [Internet]. Washington (DC) : U.S. Global Change Research Program [cité en novembre 2019]. Récupéré de https://health2016.globalchange.gov/populations-concern/content/framework-understanding-vulnerability#targetText (en anglais)

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[6] Kaijser, A. et A. Kronsell. (2013). Climate change through the lens of intersectionality. Environmental Pollution. Vol. 23, no 3, p.417–433.

[7] Davis, K. Intersectionality as buzzword: a sociology of science perspective on what makes a feminist theory successful. (2008). Feminist Theory. Vol. 9, no 1, p. 67–85.

[8] Muzumdar, P. (2020). Changement climatique et équité en santé [billet de blogue dans Internet]. Antigonish (NS) : Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé, Université St. Francis Xavier [cité le 21 janvier 2020]. Récupéré de http://nccdh.ca/fr/blog/entry/climate-change-and-health-equity

[9] Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé. (2020). Changement climatique, équité en santé et intervention de la santé publique : une liste de lectures essentielles [Internet]. Antigonish (NS) : CCNDS, Université St. Francis Xavier [cité le 21 janvier 2020], 12 p. Récupéré de http://nccdh.ca/fr/resources/entry/climate-change-health-equity-and-public-health-responses-a-curated-list

[10] Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé. (2016). La santé publique a la parole : Intersectionnalité et équité en santé [Internet]. Antigonish (NS) : CCNDS, Université St. Francis Xavier [cité le 14 janvier 2020], 12 p. Récupéré de http://nccdh.ca/fr/resources/entry/public-health-speaks-intersectionality-and-health-equity

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[12] Bennett, C. et S. Friel. (2014). Impacts of climate change on inequities in child health. Children. Vol. 1, no 3, p. 461–473.

[13] Thomas, K., R.D. Hardy, H. Lazrus, M. Mendez, B. Orlove, I. Rivera‐Collazo, J.T. Roberts, M. Rockman, B.P. Warner et R. Winthrop. (2019). Explaining differential vulnerability to climate change: a social science review. Wiley Interdisciplinary Reviews. Climate Change. Vol. 10, no 2.

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[23] Granados Martinez, A. (2017). Social vulnerability by gender: potential risks to climate change in Mexico. Letras Verdes. Vol. 22, p. 274–296.

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[26] Bourbonnais, R., J. Zayed, M. Lévesque, M.-A. Busque, P. Duguay et G. Truchon. (2013). Identification of workers exposed concomitantly to heat stress and chemicals. Industrial Health. Vol. 51, no 1, p. 25–33.

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[29] Yuen, T., E. Yurkovich, B. Altshuler et L. Grabowski. (2017). Guide to Equitable, Community-Driven Climate Preparedness Planning [Internet]. Adaptation Clearinghouse. [cité le 14 janvier 2020], 67 p. Récupéré de https://www.adaptationclearinghouse.org/resources/guide-to-equitable-community-driven-climate-preparedness-planning.html (en anglais)

[30] Parkes. M.W., S. De Leeuw et M. Greenwood. (2010). Warming up to the embodied context of First Nations child health: a critical intervention into and analysis of health and climate change research. International Journal of Public Health. Vol. 2, no 4, p. 477–485.

[31] Adaptation Clearinghouse. (c2011). Guide to equitable, community-driven climate preparedness planning [Internet]. [Endroit inconnu] : Adaptation Clearinghouse [cité le 21 janvier 2020], [environ 6 écrans]. Récupéré de https://www.adaptationclearinghouse.org/resources/guide-to-equitable-community-driven-climate-preparedness-planning.html (en anglais)

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