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Les Premières Nations agissent sur les déterminants sociaux de la santé : réflexions sur Santé publique 2017

- 25 octobre 2017

Le présent blogue fait partie d’une série de trois textes sur la santé autochtone et l’application des connaissances autochtones. L’idée a émergé de la participation du CCNDS à la conférence annuelle Santé publique 2017 qui s’est tenue à Halifax (N.-É.), en juin dernier. L’objectif est d’affermir les efforts du CCNDS à se comporter comme un organisme antiraciste.

L’auteure, Lesley Dyck, est une femme blanche non autochtone vivant à Summerland (C.-B.), sur le territoire ancestral de la nation Okanagan. Son cheminement de carrière l’a menée à se concentrer sur la promotion de la santé et le développement communautaire, et plus particulièrement sur la capacité de la santé publique d’atteindre l’équité en santé et d’assurer la santé des populations.

J’ai participé à la conférence Santé publique 2017 qui a eu lieu l’été dernier à Halifax, en Nouvelle-Écosse (c’est-à-dire à Mi’kmaki, sur le territoire ancestral et non cédé du peuple micmac). Plusieurs publications de la First Nations Health Directors Association (FNHDA) de la Colombie-Britannique ont retenu mon attention.

Certains des documents de la FNHDA portaient essentiellement sur la manière de réagir à la violence latérale. Il en a déjà été question dans un autre blogue du CCNDS sur la conférence de l’été dernier (voir « Symposium : Décoloniser nos relations grâce à la bienveillance latérale »). Pour en savoir plus sur les séances de formation des formateurs sur la bienveillance latérale offertes par l’Association, consultez son site Web (en anglais seulement).

J’ai aussi trouvé très intéressante une autre publication présentée par l’Association et intitulée Social Determinants of Health Discussion Guide (en anglais). Ce guide de discussion a été produit par le First Nations Health Council (FNHC) de la Colombie-Britannique.

Un guide de discussion sur les déterminants sociaux de la santé

À la base, le Conseil a pour vocation, d’une part, d’assurer un leadership politique en ce qui concerne la mise en œuvre de plans et d’ententes en matière de santé et, d’autre part, d’aider à la transformation des systèmes de santé. En mai 2011, les chefs des Premières Nations de la Colombie-Britannique ont proposé au Conseil d’y ajouter un mandat ambitieux, celui d’établir les partenariats nécessaires pour agir positivement sur les déterminants sociaux de la santé. Il s’agissait pour le Conseil d’élargir ses liens, en établissant de nouveaux partenariats au Canada et en Colombie-Britannique. Il devait aussi faire participer les Premières Nations à la recherche de façons d’améliorer la santé et le mieux-être de leurs enfants, de leurs familles et de leurs collectivités.

La démarche a mené le Conseil à créer le guide de discussion afin de faciliter les discussions sur les déterminants sociaux de la santé lors de réunions régionales et infrarégionales. Le document peut servir d’outil de démonstration du lien entre certains problèmes et les résultats de santé en fonction de renseignements précis sur le mieux-être des enfants et des familles, la pauvreté et les expériences vécues durant la petite enfance, soit les trois principaux thèmes des réunions régionales. On y présente sous chaque thème des questions à débattre, y compris quelques-unes propres à recueillir des commentaires sur le plan décennal afin d’établir les priorités et de renforcer le consensus.

Une question de mandat

L’un des attraits les plus intéressants est que le Conseil a jugé nécessaire de mentionner dans son guide le caractère inoffensif du contenu. Le document comporte en fait un passage à l’effet que, malgré sa contribution au domaine grâce à son guide, le Conseil n’assume aucune nouvelle responsabilité quant aux services à l’enfance et aux familles (Guide de discussion, p. 21).

La déclaration visait peut-être à juguler les contrecoups potentiels, ce qui semble avoir été indiqué. Durant les discussions pour amorcer les activités à mettre en place pour soutenir l’intervention sur les déterminants sociaux de la santé, le Conseil a été remis en question par ses propres membres ainsi que par des organismes autochtones et non autochtones. On se demandait si le Conseil dépassait le cadre de son mandat. Celui-ci a donc jugé nécessaire de solliciter un avis juridique afin de déterminer hors de tout doute le bien-fondé de ses actions pour conclure des ententes avec des partenaires du Canada et de la Colombie-Britannique en vue de créer une plateforme de collaboration avec les Premières Nations sur des enjeux plus généraux qui influent sur la santé et le mieux-être. L’avis juridique daté du 7 juin 2017 et affiché dans le site Web permet de confirmer que le Conseil agit dans les limites du mandat confié par les Premières Nations de la province dans les protocoles d’accord.

Les avantages du guide

L’une des forces du guide de discussion est qu’il comporte des explications précises sur l’importance d’adopter une stratégie intersectorielle pour venir en aide aux familles et aux enfants autochtones. L’équipe du Conseil élaborera un document de discussion qu’elle transmettra aux Premières Nations avant la tenue de la Réunion régionale à l’automne 2017. Le document devrait aider au processus décisionnel au sujet d’une éventuelle stratégie à long terme en matière de déterminants sociaux de la santé, à l’issue duquel les chefs des Premières Nations prendront une décision lors du forum Gathering Wisdom for a Shared Journey IX qui aura lieu en mai 2018.

Pour en savoir plus, veuillez vous reporter au site Web du Conseil, à la page Summer 2017 Update (en anglais seulement).

Balises

Compétences culturelles , Santé autochtone, Racisme - racialisation

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