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Commencer de l’intérieur : Un cadre conceptuel afin de promouvoir la santé des jeunes transgenres, bispirituels

Commencer de l’intérieur : Un cadre conceptuel afin de promouvoir la santé des jeunes transgenres, bispirituels

Par Julie James Sur - 22 octobre 2020

Julie James, Ph. D., est une professeure adjointe à la School of Child and Youth Care de l’Université Ryerson. Elle se présente comme étant une femme blanche cisgenre.

Dans le billet de blogue ci-dessous, Julie James explique l’importance de s’engager auprès des jeunes transgenres et de diverses identités de genre en se mettant à leur diapason. Elle y décrit un cadre conceptuel utile pour orienter les mesures prises en santé publique pour changer les connaissances, les attitudes et les approches personnelles et organisationnelles. Élaboré par son équipe, le cadre conceptuel peut en outre servir à fournir des services avisés aux jeunes transgenres, bispirituels et de diverses identités de genre.

Un lien vers un sondage à l’intention des fournisseurs de service est inclus dans le présent billet de blogue. Les réponses aideront à guider la suite des travaux sur la question.


 

Mon expérience de travail avec les jeunes transgenres, bispirituels et de diverses identités de genre (ou jeunes T2SDIG, une traduction libre de l’anglais T2SGDY) s’est révélée merveilleuse. Elle m’a amenée dans une voie d’apprentissage et de désapprentissage très intéressante. J’ai travaillé pendant plus de 20 ans auprès des jeunes, que ce soit à titre de travailleuse sociale, d’enseignante du primaire ou d’alliée dans les milieux des soins de santé, de l’éducation et des services sociaux et communautaires.

Chaque fois, j’ai tenté de placer la voix des jeunes au cœur du processus et de me mettre à leur place pour décrire les soins de santé, les services sociaux et le parcours scolaire qui seraient les plus appropriés pour eux. À partir de cette expérience, je cherche, à titre d’universitaire, à savoir ce qui me permettrait de mieux mettre à profit ma situation de privilégiée en tant que professeure et chercheuse blanche et cisgenre pour négocier des ressources pour les jeunes T2SDIG—bref, j’aime bien participer à la création de modèles de soins guidés par les jeunes.

Je fais ce que je peux pour réaliser ce travail en utilisant les ressources de l’équipe de recherche transgenre et de diverses identités de genre, en suivant ses conseils et en n’interférant pas avec ses processus de création ou d’analyse. Dans d’autres contextes, je cherche à remettre en question les systèmes d’oppression de la suprématie blanche, de la transphobie, du classisme, du capacitisme, du sexisme et de l’hétéronormativité qui me donnent des privilèges, mais qui causent aussi de grandes souffrances. Mon travail est loin d’être parfait. J’échoue souvent et je m’en veux pour ces échecs. Il est à espérer que j’en tire chaque fois des leçons.

Pourquoi faut-il des modèles guidés par les jeunes T2SDIG?

Les études montrent que les jeunes transgenres s’exposent à une très grande discrimination [1,2,3] et qu’ils ne reçoivent pas ou que très peu d’aide professionnelle à cet égard [2]. La plupart montrent en outre que l’affirmation du genre, conjuguée à l’appui d’adultes, a des effets positifs notables sur le mieux-être d’une jeune personne [4,5,6,7].

L’une des grandes lacunes dans la littérature actuelle est l’absence de la voix des jeunes T2SDIG pour orienter la création des modèles de prestation des services. Sachant cela, il est impératif et crucial d’écouter ces jeunes et de les laisser guider la mise en place de services qui répondront à leurs besoins.

Mobilisation des communautés de jeunes T2SDIG

J’ai participé depuis mai 2019 à l’organisation d’un forum dirigé par les jeunes T2SDIG qui s’est tenu en juin 2019, à une étude canadienne pour laquelle mon équipe collecte des données depuis mai 2020 (toujours en cours au moment d’écrire ce billet de blogue) et à la création d’une série de balados lancée en juillet 2020.

Dans le contexte de ces projets, nous avons parcouru le Canada afin de consulter des jeunes aux diverses identités de genre, aux capacités et aux handicaps de toutes sortes de même qu’aux identités raciales et aux origines ethniques différentes. Les jeunes participants sont systématiquement revenus sur l’importance de donner voix au chapitre aux plus marginalisés d’entre eux pour ce qui est des décisions à prendre au sujet des services les concernant. Ils ont souligné que peu mais de plus en plus de services destinés aux jeunes de diverses identités de genre répondent aux besoins des plus privilégiés d’entre eux (blancs, au statut socioéconomique moyen et élevé, physiquement aptes), mais pas aux besoins des jeunes T2SDIG vivant du racisme, dans la pauvreté ou sans soutien familial ou, encore, ayant un handicap.

Les jeunes participants ont précisé que l’inclusion des jeunes T2SDIG et les compétences pour intervenir auprès d’eux doivent d’abord passer par un travail de décolonisation, d’élimination du racisme et d’intégration des personnes handicapées. Ils ont également affirmé que notre démarche devait porter uniquement sur la création d’outils qui permettraient d’offrir des services assurant l’inclusivité et répondant aux besoins de l’ensemble des jeunes de diverses identités de genre. En offrant leur perspective par rapport à leur vécu, les jeunes gens consultés contribuent de manière inestimable à l’amélioration des services sociaux et de santé destinés aux jeunes T2SDIG.

Création du cadre

Tout au long de ces projets, Pree s’est révélée une collaboratrice hors pair, et elle a accepté de continuer à travailler avec moi à l’Université Ryerson, à Toronto. Pree apporte le point de vue d’une personne racisée, handicapée et non binaire qui se trouve être une chercheuse. Nous avons puisé ensemble dans les conclusions de l’étude mentionnée ci-dessus, dans les thèmes qui se sont dégagés de la série de balados et dans les priorités qui ont fait surface lors du forum. Nous avons par ailleurs examiné les études parues ces dernières années sur le mieux-être des jeunes T2SDIG et les conclusions de nombreux symposiums sur la jeunesse, y compris le Forum sur la santé de la jeunesse arc-en-ciel de la CSMC et un symposium sur les soins transgenrés de la C.-B.—deux événements où les jeunes T2SDIG ont occupé une place prépondérante de décisionnaires et d’autorités sur leur propre corps.

Pree a en outre mené une série de consultations auprès des jeunes T2SDIG racisés et des fournisseurs de services racisés qui les soutiennent. Elle et moi avons aussi consulté Joel Baum, de Gender Spectrum—un organisme des États-Unis voué à donner de la formation dans les entreprises et les établissements d’enseignement et de soins médicaux sur les compétences à avoir pour interagir avec les personnes transgenres et de diverses identités de genre.

Pree et moi avons élaboré le cadre conceptuel ARDC (action, résurgence, dynamique, congruence) qui est applicable aux services offerts aux jeunes T2SDIG dans toutes sortes de domaines. Pensons par exemple à la santé publique, aux soins de santé, à l’éducation, aux services sociaux et au soutien communautaire. Nos travaux ont mené à l’élaboration d’un rapport interne pour le compte de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC). Nous y expliquons ce qu’il faut pour servir adéquatement l’ensemble des jeunes T2SDIG. Le rapport interne s’intitule Beginning from within: Deploying the ARDC principles to develop better practices for trans, Two-Spirit, and/or gender diverse youth [8]. Au moment de publier le présent billet de blogue, la version en anglais en était à l’étape de l’édition et de la conception graphique.

Cadre conceptuel « action, résurgence, dynamique, congruence »

Comme le montre le cadre conceptuel ARDC, les pratiques entourant la décolonisation, l’antiracisme et la résurgence constituent les fondements d’une démarche voulant que, si les besoins des plus marginalisés sont comblés, il en ira de même pour les besoins de tout le monde.

Le cadre conceptuel ARDC repose sur les quatre principes de base suivants :

  1. Responsabilité professionnelle de passer à l’action,
  2. Décolonisation, antiracisme et résurgence,
  3. Dynamique du genre et dynamique culturelle,
  4. Congruence de genre.

 

  

Figure 1[9] – Cadre conceptuel « action, résurgence, dynamique et congruence » (ARDC)

 

1. Action

La responsabilité de passer à l’action fait référence à la nécessité pour les professionnels d’agir en fournissant immédiatement des services adéquats aux jeunes T2SDIG, afin d’arrêter et de réparer le tort qui leur est fait. La première étape consiste pour les professionnels de s’instruire sur la colonisation, le racisme et la diversité de genre (voir la liste des ressources connexes ci-dessous).

Pour les professionnels travaillant auprès des jeunes T2SDIG, les mesures à prendre dans l’immédiat peuvent inclure l’écoute active, l’utilisation du nom et des pronoms choisis par les jeunes auprès de qui ils interviennent et le respect et la bienveillance.

2. Résurgence

Le travail de résurgence concerne la revitalisation des pratiques, de la culture, de l’art, des connaissances, des identités et des façons d’interagir qui ont été perdus ou érodés en raison de la colonisation [10]. De nombreux jeunes travaillent à revitaliser les pratiques qui soutiennent la diversité de genre en s’adonnant en plus à l’art comme moyen d’explorer les identités de genre.

Les professionnels peuvent appuyer ce genre de travail de résurgence en écoutant et en encourageant les jeunes, tout en sachant que ces mêmes jeunes essaient de découvrir qui ils sont à partir d’un passé et de pratiques en bonne partie disparus. Il n’y a pas beaucoup de traditions, de personnages historiques et de souvenirs dans lesquels les jeunes peuvent puiser—ils doivent donc faire en sorte de revitaliser ce qui reste et créer et recréer ce dont peut avoir l’air leur identité et leur vie.

Les professionnels peuvent également travailler à recueillir les bribes d’histoire et s’en inspirer dans leur travail auprès de la jeunesse.

3. Dynamique du genre et dynamique culturelle

La dynamique du genre et la dynamique culturelle impliquent d’embrasser la diversité des genres, la diversité culturelle et la diversité des interactions entre ces deux éléments. Pour y arriver, il faut comprendre qu’il existe différentes façons de manifester, d’exprimer et de vivre la diversité de genre et les identités de genre.

Les professionnels doivent se mettre au diapason des jeunes qui explorent leur genre [11] et qui découvrent la grande variété de façons dont les cultures embrassent la diversité de genre, interagissent avec cette diversité ou adoptent un comportement discriminatoire à l’égard de cette diversité de genre. Qui plus est, ils ne peuvent présumer de ce qui se passe dans la famille, la collectivité ou la culture d’une jeune personne par rapport à la diversité de genre et la manière dont la jeune personne se reconnaît (ou pas) dans les us et coutumes de son milieu.

Il importe en outre pour les professionnels de continuellement chercher à comprendre l’identité ou les identités de genre d’une jeune personne et les liens entretenus par cette jeune personne avec sa collectivité, sa famille et sa culture.

4. Congruence de genre

Enfin, la congruence de genre correspond au sentiment de vivre en harmonie avec son propre genre—cet équilibre intérieur exige la relation triangulaire entre le corps, l’identité et le genre social de la personne [12]. Pour lire une définition et une explication exhaustives de cette notion, allez au site Web de Gender Spectrum (en anglais).

Liste de mesures à prendre par les professionnels de la santé publique

Les professionnels et les organismes de la santé publique peuvent s’appuyer sur les principes du cadre conceptuel ARDC pour atténuer les iniquités vécues par les jeunes T2SDIG en adoptant certaines pratiques interpersonnelles et institutionnelles.

Songez à prendre les mesures proposées ci-dessous pour changer vos propres connaissances, attitudes et approches ainsi que les connaissances, attitudes et approches organisationnelles.

Pratiques interpersonnelles

Réfléchissez à votre propre genre et à ce qui influe sur votre congruence de genre (corps, identité, expression sociale), culture, diaspora et éducation et sur vos traditions, rites et croyances religieuses.

Cherchez à connaître l’art transgenre, à lire des livres sur le transgenrisme, visionnez des vidéos produites par les jeunes T2SDIG dans YouTube, participez à des forums sur le genre et à Reddit, lisez des articles et des billets de blogue rédigés par des personnes transgenres et prenez part au travail des personnes transgenres dans votre collectivité.

Mettez le holà aux allusions à la notion binaire du genre dans les conversations de tous les jours. Exprimez-vous, par exemple, lorsque les pronoms ou des mots masculins ou féminins sont employés ou lorsqu’une personne affirme que tous les « hommes » ou toutes les « femmes » ont certaines particularités, puisque de telles généralisations à outrance ont pour effet d’exclure les personnes de diverses identités de genre.

Parlez et agissez ouvertement et montrez l’exemple en adoptant des pratiques inclusives et exemptes de racisme.

Engagez-vous activement auprès des jeunes transgenres et de diverses identités de genre.

Chercher à comprendre et à faciliter la congruence de genre chez les jeunes transgenres.

Pratiques institutionnelles

Changez votre vocabulaire et votre manière de communiquer en adoptant un langage inclusif qui respecte la diversité de genre.

Mobilisez à cet effet au moins trois de vos collègues et votre superviseur immédiat. Encouragez-les à s’engager par rapport au point d’intervention interne.

Allouer les fonds pour la formation du personnel et la sensibilisation de la collectivité en matière d’inclusivité, de pratiques exemptes de racisme et de traumatismes vécus.

Élaborez des politiques organisationnelles inclusives et exemptes de racisme.

Créez des programmes destinés spécifiquement aux jeunes transgenres racisés, aux jeunes transgenres handicapés et aux jeunes transgenres sans abri.

Facilitez pour les jeunes T2SDIG, et l’ensemble de la collectivité, l’accès aux cultures, aux langues et aux aînés autochtones.

 

Les jeunes T2SDIG savent ce qu’il leur faut pour vivre en santé et faire partie intégrante de la société. Pour atténuer les iniquités de santé que vivent les jeunes transgenres et de diverses identités de genre, il faut apprendre au sujet la diversité de genre et désapprendre les notions binaires du genre, travailler avec ces jeunes et les écouter et intervenir en passant à l’action le plus rapidement possible.

En modifiant les pratiques interpersonnelles et organisationnelles et en s’engageant directement avec les personnes transgenres et les communautés T2SDIG, les professionnels de la santé publique peuvent mettre un terme au tort qui est fait. Ils peuvent en outre parvenir à se montrer inclusifs et à agir de manière positive sur la vie et le mieux-être de ces jeunes personnes.

Nous comptons sur vos commentaires!

Répondez au sondage dans le cadre d’une étude sur ce dont les fournisseurs de service doivent être dotés pour mieux servir les jeunes de diverses identités de genre, ce qui orientera l’élaboration éventuelle d’un outil destiné aux professionnels de la santé publique travaillant dans ce domaine. Si vous avez des questions au sujet de cette étape, veuillez communiquer avec Julie James.
Communiquez avec l’équipe de Trans Youth Canada et faites-lui part de vos commentaires concernant la liste des mesures à prendre en santé publique et de vos suggestions quant à d’autres façons d’utiliser le cadre de référence en santé publique.

Ne manquez pas non plus de retourner au www.transyouthcanada.com pour surveiller la sortie des rapports de l’étude, la mise à jour de l’outil de vérification et la mise à jour des outils de vérification par domaine (soins des enfants et des jeunes, travail social, santé publique) à l’hiver 2021!

Autres ressources produites en anglais par Trans Youth Canada :

  • Cinq brefs rapports [13] issus d’études menées au Canada par des jeunes sur les besoins des jeunes T2SDIG en matière de soins de santé, d’éducation et de services sociaux et communautaires. En plus, les rapports font état de l’incidence de la COVID-19 sur ces jeunes personnes et de leurs besoins et de leurs expériences vécues dans chacun des secteurs mentionnés.
  • Une série de balados [14] en huit épisodes dirigés par de jeunes T2SDIG. Dans chaque épisode, les animateurs parlent de leur propre vécu et explorent les collaborations entre eux, les individus non transgenres et les spécialistes du domaine, en plaçant au cœur de la discussion la voix des personnes les plus marginalisées parmi les jeunes T2SDIG.
  • Pour lire le billet de blogue que Pree [15] a rédigé après avoir assisté à un forum organisé par et pour les jeunes transgenres et de diverses identités de genre, rendez-vous au site Web au www.prehal.com/blog/restoring-the-circle (en anglais)

Ressources connexes :

 

Julie James est professeure adjointe à la School of Child and Youth Care de l’Université Ryerson, à Toronto (Ontario). Pour en savoir plus et obtenir ses coordonnées, consultez ici sa page de la faculté (en anglais).

Nous tenons à remercier Stephan Hardy, président du Collectif LGBTQ du Manitoba et agent des communications au Centre de collaboration nationale de la santé autochtone d’avoir accepté de revoir le contenu du texte et de nous faire part de ses précieux commentaires.

 

Références bibliographiques

[1.] L’équipe Trans PULSE Canada. (c2019). Accès à la santé et aux soins de santé pour les personnes trans et non-binaires au Canada [Internet]. [Endroit inconnu] : Trans PULSE Canada [cité le 7 octobre 2020], 11 p. Récupéré de https://transpulsecanada.ca/fr/results/rapport-1/

[2.] James, J., G. Bauer R. Peck, D. Brennan et N. Nussbaum N. (2018). Problèmes juridiques rencontrés par les personnes trans en Ontario : Rapport sommaire 1 du projet TRANSformer la JUSTICE [Internet]. Toronto (ON) : HIV & AIDS Legal Clinic Ontario [cité le 7 octobre 2020], 17 p. Récupéré de https://www.halco.org/2018/news/transforming-justice-tfj

[3.] Veale, J., E. Saewyc, H. Frohard-Dourlent, S. Dobson, B. Clark, The Canadian Trans Youth Health Survey Research Group. (2015). Être en sécurité, être soi-même : Résultats de l’enquête canadienne sur la santé des jeunes trans  [Internet]. Vancouver (C.-B.) : SARAVYC e, School of Nursing, Université de la Colombie-Britannique of British Columbia [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://apsc-saravyc.sites.olt.ubc.ca/files/2018/03/SARAVYC_Trans-Youth-Health-Report_FR_Final_Web2.pdf

[4.] Hill, D.B., E. Menvielle, K.M. Sica et A. Johnson. (2010). An affirmative intervention for families with gender variant children: parental ratings of child mental health and gender. Journal of Sex and Marital Therapy. Vol. 36, no 1, p. 6-23. Doi : 10.1080/00926230903375560 (en anglais)

[5.] Olson, K.R., L. Durwood et K.A. McLaughlin. (2016). Mental health of transgender children who are supported in their identities. Pediatrics. Vol. 137, no 3, p. e20153223. Doi : 10.1542/peds.2015-3223 (en anglais)

[6.] Sansfaçon, A.P., W. Hébert, M. Oui Jim Lee, D. Faddoul et C. Bellot. (2018). Digging beneath the surface: results from stage one of a qualitative analysis of factors influencing the well-being of trans youth in Quebec. International Journal of Transgenderism. Vol. 19, no 2, p. 184-202. Doi : 10.1080/15532739.2018.1446066 (en anglais)

[7.] Travers, R., G. Bauer, J. Pyne, K. Bradley, L. Gale et M. Papadimitriou. (2012). Impacts of strong parental support for trans youth [Internet]. Toronto (ON) : Trans Pulse [cité le 7 octobre 2020], 5 p. Récupéré de http://transpulseproject.ca/wp-content/uploads/2012/10/Impacts-of-Strong-Parental-Support-for-Trans-Youth-vFINAL.pdf (en anglais)

[8.] James, J., P. Rehal et J. Baum. Beginning from within: Deploying the ARDC principles to develop better practices for trans, Two-Spirit, and/or gender diverse youth. À paraître en 2020.

[9.] James, J., P. Rehal et J. Baum. Beginning from within: Deploying the ARDC principles to develop better practices for trans, Two-Spirit, and/or gender diverse youth. À paraître en 2020. Figure en cours de création.

[10.] Corntassel, J. (2012). Re-envisioning resurgence: Indigenous pathways to decolonization and sustainable self-determination. Decolonization: Indigeneity, Education & Society. Vol. 1, no 1, p. 86-101.

[11.] Ehrensraft, D. (2016). The gender creative child: pathways for nurturing and supporting children who live outside gender boxes. New York (NY) : The Experiment, 304 p.

[12.] Gender Spectrum. (c2019). Understanding gender [Internet]. San Leandro (CA) :Gender Spectrum [cité le 7 octobre 2020], [environ 14 écrans]. Récupéré de https://genderspectrum.org/articles/understanding-gender (en anglais)

[13.] Trans Youth Canada. (c2018). [Internet]. [Endroit inconnu] : Trans Youth Canada [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://transyouthcanada.com/ (en anglais)

[14.] Trans Youth Canada. (2020). Restoring the circle podcast [enregistrements en ligne]. [Endroit inconnu] : Trans Youth Canada [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://transyouthcanada.com/rtc-podcast (en anglais)

[15.] Rehal, P. (2019). Restoring the circle [billet de blogue dans Internet]. [Endroit inconnu] : Priya Rehal [cité le 7 octobre 2020], [environ 4 écrans]. Récupéré de https://www.prehal.com/blog/restoring-the-circle (en anglais)

[16.] Gender Spectrum. (c2019). [Internet]. San Leandro (CA) : Gender Spectrum [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://www.genderspectrum.org/ (en anglais)

[17.] Gender Spectrum. (c2019). Framework for gender-inclusive schools [Internet]. San Leandro (CA) : Gender Spectrum [cité le 7 octobre 2020], [environ 13 écrans]. Récupéré de https://www.genderspectrum.org/articles/framework-for-gender-inclusive-schools (en anglais)

[18.] Creative Kids. (c2019). [Internet]. Regina (SK) : Creative Kids [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://creativekidssask.ca/ (en anglais)

[19.] Trans PULSE. (2019). [Internet]. Toronto (ON) : Trans PULSE [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de http://transpulseproject.ca/ (en anglais)

[20.] Trans PULSE Canada. (c2019). [Internet]. Toronto (ON) : Trans PULSE Canada [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://transpulsecanada.ca/fr/home-francais/

[21.] Taylor, A.B., A. Chan, S.L. Hall, E.M. Saewyc, the Canadian Trans & Non-binary Youth Health Survey Research Group. (2020). Être en sécurité, être soi-même 2019 : Résultats de l’enquête canadienne sur la santé des jeunes trans  [Internet]. Vancouver (C.-B.) : SARAVYC, Université de la Colombie-Britannique [cité le 7 octobre 2020]. 100 p. Récupéré de https://apsc-saravyc.sites.olt.ubc.ca/files/2020/03/Etre-en-Securite-Etre-Soi-Meme-2019_SARAVYC_FR.pdf

[22.] Trans Youth CAN! (c2019). [Internet]. Ottawa (ON) : Trans Youth Can! [cité le 7 octobre 2020]. Récupéré de https://jeunestranscan.ca

[23.] Eve Tuck. (Date inconnue). [Internet]. Toronto (ON) : Eve Tuck [cité le 7 octobre 2020], [environ 3 écrans]. Récupéré de www.evetuck.com (en anglais)

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